Les Lièvres

Maxime Planude - Fable 2.25
14ème siècle



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La forêt agitée par les vents résonnait plus que d'ordinaire. Les lièvres effrayés par le grand bruit, commencèrent à fuir très rapidement. En fuyant, ils trouvèrent un marais qui les empêcha de passer plus loin. Ils restèrent en doute, étant surpris de dangers de toutes parts. Et pour les effrayer davantage, ils voyait les grenouilles se plonger dans l'eau. Alors un vénérable d'entre eux, plein d'éloquence et de sagesse, leur dit :
"Pourquoi avons-nous peur ainsi sans raison ? Il nous faut prendre courage, Nous sommes certes agiles de corps, mais nous avons faute de cœur. Il ne faut pas que nous fuyons le danger de ce tourbillon, mais n'en tenons pas compte."
Le sens :
En toutes choses, il faut avoir courage, la vertu est éteinte sans assurance : car l'assurance est conduite et reine de vertu.

Gravures et Illustrations

Anonyme - 1582
Les Lièvres par Anonyme, source: Livre Planude (1582)
Francis Barlow - 1704
Les lièvres et les grenouilles par Francis Barlow, source: Les fables d'Ésope et de plusieurs autres excellents mythologistes (1704)

Autres versions de la fable


Esope - Les lièvres et les grenouilles
5ème siècle av J.-C.

Les lièvres s'étant un jour assemblés se désolaient entre eux d'avoir une vie si précaire et pleine de crainte : n'étaient-ils pas en effet la proie des hommes, des chiens, des aigles et de bien d'autres animaux ? Il valait donc mieux périr une bonne fois que de vivre dans la terreur. Cette...
Les malheureux se consolent en voyant des gens plus malheureux qu'eux.
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Babrius - Les lièvres et les grenouilles
3ème siècle

Les lièvres prirent un jour la résolution de ne pas vivre davantage, et de s'aller jeter tous ensemble dans l'eau noire d'un marais; ils avaient honte d'être les plus faibles des animaux, des âmes sans courage, de ne savoir que fuir. Arrivés près d'un grand marécage, et voyant sur les bords une...
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