Le Laboureur et le Serpent gelé

Maxime Planude - Fable 2.8
14ème siècle



Voir la fable originale en Vieux Français
Un laboureur trouva dans la neige un serpent presque mort de froid. Il le porta dans sa maison et l'approcha du feu. Le serpent, retrouvant sa force et son venin par le feu, et ne pouvant ensuite supporter la chaleur du feu, empoisonna toute la maison de son sifflement. Le laboureur accourut, prit un bâton, et en lui adressant de belles paroles et des coups, se plaignit du tort qu'il lui avait fait. Et ainsi lui reprochait-il : "Me rends-tu le mal pour le bien ? Veux-tu ôter la vie à celui qui te l'a donnée ?"
Le sens :
Il arrive souvent que ceux à qui tu auras fait plaisir te nuiront, et ceux à qui tu auras apporté de l'aide te causeront du tort.

Gravures et Illustrations

Anonyme - 1582
Le Laboureur et le Serpent gelé par Anonyme, source: Livre Planude (1582)

Autres versions de la fable


Esope - Le laboureur et le serpent gelé
5ème siècle av J.-C.

Un laboureur trouva dans la saison d'hiver un serpent raidi par le froid. Il en eut pitié, le ramassa et le mit dans son sein. Réchauffé, le serpent reprit son naturel, frappa et tua son bienfaiteur, qui, se sentant mourir, s'écria : « Je l'ai bien mérité, ayant eu pitié d'un méchant. » Cette...
La perversité ne change pas, quelque bonté qu'on lui témoigne.
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Phèdre - L'homme et la couleuvre
1er siècle

Qui secourt les méchants s'en repent toujours. Un Homme, ramassa une Couleuvre raide de froid, et la réchauffa dans son sein. Sa pitié lui coûta cher; car, dès qu'elle fut ranimée, elle le tua tout d'abord. Une autre Couleuvre lui demandait la cause de ce crime: « C'est pour que l'on apprenne,...
Qui secourt les méchants s'en repent toujours.
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