Le rossignol et l'épervier

Esope - Fable 8
5ème siècle av J.-C.



Voir la fable originale en Grec
Un rossignol perché sur un chêne élevé chantait à son ordinaire. Un épervier l'aperçut, et, comme il manquait de nourriture, il fondit sur lui et le lia. Se voyant près de mourir, le rossignol le pria de le laisser aller, alléguant qu'il n'était pas capable de remplir à lui seul le ventre d'un épervier, que celui-ci devait, s'il avait besoin de nourriture, s'attaquer à des oiseaux plus gros. L'épervier répliqua : « Mais je serais stupide, si je lâchais la pâture que je tiens pour courir après ce qui n'est pas encore en vue. »
Cette fable montre que chez les hommes aussi, ceux-là sont déraisonnables qui dans l'espérance de plus grands biens laissent échapper ceux qu'ils ont dans la main.


Les hommes sont déraisonnables quand dans l'espérance de plus grands biens laissent échapper ceux qu'ils ont dans la main.

Gravures et Illustrations

Anonyme - 1582
L'Épervier et le Rossignol par Anonyme, source: Livre Planude (1582)
Francis Barlow - 1704
Le rossignol et l'épervier par Francis Barlow, source: Les fables d'Ésope et de plusieurs autres excellents mythologistes (1704)

Autres versions de la fable


Planude - L'Épervier et le Rossignol
14ème siècle

L'Épervier poursuivait le Rossignol d'un vol rapide, et en entrant au village, fut pris par un paysan. Il le priait doucement de le laisser aller, car, disait-il, je ne t'ai point offensé. Et le paysan lui répondit : "Celui-ci aussi ne t'avait point fait de mal."
Le sens :
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Benserade - Fable 136
17ème siècle

Le Rossignol surpris par l’Épervier agile
Criait, Cherchez ailleurs de quoi faire un repas :
Mais, lui dit l’Épervier, je serais malhabile
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