Le corbeau et le serpent

Giovanni Verdizotti - Fable 26
16ème siècle



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Le corbeau, poussé par la faim, a volé
Tourbillonnant vers un serpent, qui entre certains
Rochers, sommeillait au soleil de midi :
Et il l’a pris dans ses serres, et voulait détourner
Sa faim dévorante avec sa chair :
Mais celui-ci se réveille rapidement, et en courbant
Son audacieuse tête, qui vibre trois langues,
Il le serre si fort avec sa morsure venimeuse,
Qu’il le perce d’une blessure mortelle.
Alors le corbeau, se sentant déjà pris
Par celui qu’il pensait être son prisonnier,
Et son souffle commence à manquer à cet instant,
Dit en soupirant pour lui-même.
Misérable, à quoi suis-je réduit ? Voici le gain
De la nourriture, que j’espérais être ma vie,
M’a mené à la fin de ma vie.
Ainsi, cela arrive souvent à l’homme, qui concentré
Tout sur le gain sans avoir égard
Au mal, que d’autres peuvent ressentir de ses actes,
Se met à faire ce que son coeur lui dicte :
Ainsi, parfois, de son propre gain
Naît un dommage plein d'inquiétudes,
Qui le conduit à une fin misérable.
Souvent, un gain avide est un dommage manifeste.

Autres versions de la fable


Esope - Le corbeau et le serpent
5ème siècle av J.-C.

Un corbeau à court de nourriture aperçut un serpent qui dormait au soleil ; il fondit sur lui et l'enleva. Mais le serpent se retourna et le mordit, et le corbeau, sur le point de mourir, dit : « Je suis bien malheureux d'avoir trouvé une aubaine telle que j'en meurs. » On pourrait dire cette...
Un homme que la découverte d'un trésor met en péril de mort.
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