La poule et l'hirondelle

Giovanni Verdizotti - Fable 36
16ème siècle



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La poule a trouvé les œufs du serpent,
Et commença courtoisement à les couver ;
Afin qu'en sorte la nouvelle progéniture
Avec le désir de bien faire, qui l'a émue.
Mais pendant qu'elle couve avec amour,
L'hirondelle, qui a entendu de telles œuvres,
Comme celle qui était sage et avisée,
Exhorta la simple comme ceci.
Vaine est, misérable, l'œuvre et mortelle pour toi,
À laquelle tu t'attends avec tant d'amour et de zèle :
Car tu te prépares toi-même le mal,
Que tu devrais plutôt fuir maintenant que tu le comprends :
Car quand à la fin d'un tel labeur
Tu arriveras, si tu comprends la vérité,
Et espères une récompense pour une telle
Peine, le fruit ne sera que douleur et pleurs.
Car les serpents en sortiront, dont la nature
Est toujours de mal faire ; et ils te feront
Les premiers torts, et de ta mauvaise fortune
Ils apprendront à offenser les autres :
Et, s'ils ne t'emportent pas à la mort sombre
Le premier jour où ils sortiront des œufs,
Ils feront avec le temps une injure éternelle
Avec ta grande peine à tes propres enfants.
Donc laisse-les, et ne pense jamais
À obtenir une récompense en agissant gentiment ;
Car si la courtoisie mérite beaucoup ;
Celui qui est naturellement méchant ne change pas de style :
Et pour une bonne œuvre rend des peines et des malheurs,
Et est fier envers celui qui est le plus humble :
Ni un acte de bonté ne peut apaiser
Un cœur qui est né cruel et méchant.
Celui qui exalte le méchant est abattu par lui.

Autres versions de la fable


Esope - La poule et l'hirondelle
5ème siècle av J.-C.

Une poule, ayant trouvé des œufs de serpent, se mit à les couver soigneusement et, après les avoir chauffés, les fit éclore. Une hirondelle, qui l'avait vue faire, lui dit : « Sotte que tu es, pourquoi élèves-tu des êtres qui, une fois grands, commenceront par toi la première le cours de leurs...
La perversité ne se laisse pas apprivoiser, même à force de bienfaits.
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