L'homme mort

Romulus - Fable 29
11ème siècle



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Un certain homme, dépossédé des choses humaines, a été donné à la sépulture. Dont la femme survivante visitait souvent son tombeau, déversant là des larmes et des chagrins dus à ses extrêmes malheurs. En même temps, un certain méchant, surpris en flagrant délit de vol, a été condamné à la pendaison. La garde des condamnés était confiée à un certain Soldat, qui devait veiller à ce qu'ils ne soient pas retirés du gibet, ou enterrés. Le Soldat, cependant, trop (ainsi pour moins) soucieux, les proches et les amis du voleur ont subrepticement enlevé le voleur, et l'ont enterré à l'encontre des lois du pays et de la coutume. Ainsi donc, le Soldat craignait anxieusement que la faute et la peine du voleur mal gardé se retournent contre lui. Entouré donc de tels problèmes, le Soldat est allé tristement voir la femme mentionnée précédemment, qu'il connaissait assez bien, pour obtenir son avis sur cette affaire. Cette Femme, comme nous l'avons dit, avait l'habitude de baigner le tombeau de son mari avec ses larmes, et de faire des prières pieuses pour son mari. Mais elle a salué le Soldat d'une manière amicale, l'a bien accueilli qui lui a tout de suite confié ses dangers et a imploré ses conseils, et elle a tout de suite dit : Seigneur, ne crains pas le danger, car un bon conseil est proche. Ainsi, éloigne l'homme de la tombe ; il est préférable qu'il pende plutôt qu'il reste ainsi enterré, tandis qu'il peut aider un homme mort (lis : être aidé) ; qui pourra dire ou penser que mon mari pendu n'est pas un voleur, ou qui blâmera un mort qui aide un vivant ?
Morale. Tu seras ainsi instruit de combien petite est la foi d'une femme : elle pleure suffisamment l'homme perdu, mais cet homme lui plaît suffisamment.


La foi d'une femme est petite : elle pleure suffisamment l'homme perdu, mais cet homme lui plaît suffisamment.