Du singe et de sa progéniture

Romulus - Fable 41
11ème siècle



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La singe était satisfaite de sa progéniture, car elle pensait que leurs formes étaient incomparables. D’autres bêtes, plus moqueuses, feignant une grâce admirative, célébraient la mère et ses enfants pour leur beauté. La mère, fière des louanges qu'elle a reçues, a réclamé le visage du Lion pour représenter les louanges de ses nobles enfants. Elle fut donc ordonnée de se présenter devant le roi. Elle montra immédiatement ses enfants au roi, demandant qu'il fasse l'éloge de leurs visages. En souriant, le Lion déclara : "Il me semble que vous êtes des bêtes plus étonnantes que désirables, et des enfants tels que vous, selon mon jugement, ne sont pas digne de louanges ; mais comme on dit communément : chaque renard se vante de sa queue". Ainsi, la singe, tristement confondue (et repartant), rencontra un ours qui réconforta la mère embarrassée en élevant faussement son moral, louant la forme et la race de ses enfants, et lui demanda si ce sont ses enfants que toutes les bêtes louaient ainsi. La mère avide de louanges répondit : "Oui, ce sont bien mes enfants que vous avez loués à juste titre". Et l'Ours lui demanda de leur permettre de les embrasser et de les embrasser. Elle fut très heureuse de cette demande et présenta son plus petit pour qu'il soit embrassé. Mais pendant qu'elle regardait l'ours embrasser son bébé, l'ours glissa le bébé qu'il était censé embrasser dans sa gorge pour le dévorer. Morale. Chaque prêtre recommande ses reliques et chaque renard vante sa queue ; et surtout, je pense qu'il faut se méfier de l'ours trompeur, c'est-à-dire l'adulateur, qui dévorera celui qui se délecte de vaines louanges.