Des bêtes et des oiseaux

Romulus - Fable 27
11ème siècle



Voir la fable originale en Latin
La Bête et les Oiseaux étaient en désaccord sur leur dignité respective. Ils ont donc finalement décidé que la partie la plus noble serait reconnue par le résultat de la guerre, et que le vainqueur obtiendrait l'honneur. Le Lion, roi des Bêtes, a donc rassemblé son armée et a appelé tous les quadrupèdes à la guerre. L'Aigle, quant à elle, détenant la primauté parmi les Oiseaux, a amené tous les volatiles sur le champ où ils devaient agir pour l'honneur. Voyant cela, la Chauve-souris a voulu revendiquer son droit de chaque côté, ressemblant aux bêtes par ses pieds et équivalente aux volatiles par ses ailes ; sous cette ambiguïté, elle s'est donc assise sur une branche sèche, méditant sur les dangers changeants de la guerre et ses aléas. Finalement, voyant l'armée du Lion grande et forte, elle a commencé à servir sous ses enseignes : elle s'est jointe à la troupe des Rats. Entre-temps, l'Aigle, sage, a alors monté dans les cieux, demandant à Jupiter et aux Dieux de lui être favorables, elle a apporté de précieux cadeaux pour s'assurer de leur faveur. Jupiter, apaisé par les cadeaux, recommande l'Aigle au combat et lui promet la victoire. Inspirée par ces promesses, l'Aigle retourne à ses troupes, s'arme de ses griffes et de son bec, méprisant l'ennemi, confortant son armée, leur rappelant la faveur des Dieux. Ayant vu et entendu tout cela, la Chauve-souris, confiante en ses ailes, méprise les Rats et, se déclarant un volatile, passe du côté des Oiseaux. La guerre ayant été réussie pour la part des Oiseaux, la ruse de la Chauve-souris a été accusée lors de la réunion, et la cause a été confiée aux juges. Ils ont prononcé un verdict : après que ses ailes ont été rasées, elle a dû endurer une honte éternelle, séparée de la société des Bêtes et des oiseaux, et volant le soir, pour que les choses concordent avec le nom.
Moralité. Cette fable aborde les personnes légères et incertaines qui, comme les Chauve-souris, suivent chacun des deux côtés.


Une personne légère et incertaine.