Eux Potz furent arreftez en la riue
de la riuiere. L'vn étoit de terre,
l'autre de fer. Or tous les deux furent
portez par la force de l'eau. Le Pot de ter
re craignoit d'étre brifé: & fon compa-
gaon lui dift. Ne crains point: car ie don-
neray bon ordre, que nous ne ferons
point caffez. Adonc le Pot de terre lui ré-
pondit: Soit qu'il aduicnne que tu me
brifes, foit que ie foye caffé par l'impe-
tuofité de l'eau, ce m'eft tout vn: car la
perte tombera toufiours fur moy.
Le fens.
Ilvant beaucoup mieux viure & s'entretenir
auec fon pareil que de frequenter vn plus paif-
fant que foy. Car le plus puffant te pourra por-
ter dommage, tu ne lui pourras nuyre.