Les deux Chiens

Maxime Planude - Fable 2.90
14ème siècle



Voir la fable originale en Vieux Français
Un chien mordait souvent les hommes, et autant qu'il en rencontrait. Son maître pour cette cause lui attacha un bâton au col, à fin que tout le monde s'en gardât. Ce gentil valet, pensant que ceci lui avait été donné pour la récompense de sa vertu, commença à mépriser ses compagnons. Un vénérable chien, entre autres, mûr d'âge et gravité, lui dit : "Garde que tu ne te trompes : car ce bâton t'est donné en déshonneur, et non pas pour honneur."
Le sens :
Le glorieux bien souvent estime à honneur ce qui lui tombe en reproche.

Gravures et Illustrations

Anonyme - 1582
Les deux Chiens par Anonyme, source: Livre Planude (1582)
Francis Barlow - 1704
Le chien à la sonnette par Francis Barlow, source: Les fables d'Ésope et de plusieurs autres excellents mythologistes (1704)

Autres versions de la fable


Esope - Le chien à la sonnette
5ème siècle av J.-C.

Un chien mordait à la sourdine. Son maître lui pendit une sonnette, pour le signaler à tout le monde. Or lui, secouant sa sonnette, faisait le glorieux sur la place publique. Une vieille chienne lui dit : « Qu'as-tu à te pavaner ? Ce n'est point à cause de ta vertu que tu portes cette sonnette,...
Les manières glorieuses des fanfarons laissent voir visiblement leur méchanceté secrète.
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Babrius - Le chien qui porte des grelots
3ème siècle

Un chien mordait en sournois. Son maître lui fit faire un grelot et le lui attacha, afin qu'on l'entendit de loin. Le chien s'en allait sur la place, faisant fièrement sonner son grelot. Une vieille chienne lui dit : « Misérable, qui te rend si vain? Ce grelot que tu agites n'est pas la...
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