Le Berger et les laboureurs

Maxime Planude - Fable 2.78
14ème siècle



Voir la fable originale en Vieux Français
Le berger paissait ses brebis en un haut lieu de pré, et par trois ou quatre fois il cria : "Au loup, au loup !" Et de
toute part, il appelait les laboureurs voisins. Mais ils se moquaient de lui. Les laboureurs trompés par plusieurs fois, lorsqu'à bon escient il demandait secours, le laissaient là, et ses brebis furent enlevées par les loups.
Le sens :
Quand quelqu'un est habitué à mentir, s'il arrive qu'il dise la vérité parfois, on ne le croit pas.

Gravures et Illustrations

Anonyme - 1582
Le Berger et les laboureurs par Anonyme, source: Livre Planude (1582)
Francis Barlow - 1704
Le berger mauvais plaisant par Francis Barlow, source: Les fables d'Ésope et de plusieurs autres excellents mythologistes (1704)

Autres versions de la fable


Esope - Le berger mauvais plaisant
5ème siècle av J.-C.

Un berger, qui menait son troupeau assez loin du village, se livrait constamment à la plaisanterie que voici. Il appelait les habitants du village à son secours, en criant que les loups attaquaient ses moutons. Deux ou trois fois les gens du village s'effrayèrent et sortirent précipitamment,...
Les menteurs ne gagnent qu'une chose, c'est de n'être pas crus, même lorsqu'ils disent la vérité.
Lire cette fable

Benserade - Fable 87
17ème siècle

Un Berger ennemi de la mélancolie
À faux, et sans sujet criait au Loup toujours,
À la fin son Troupeau pâtit de sa folie,
...
Lire cette fable