Le voleur pillant un autel

Caius Iulius Phaedrus - Fable 4.11
1er siècle



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Un Voleur alluma sa lampe à l'autel de Jupiter, et pilla le temple à la lueur de cette lumière. Comme il emportait son butin sacrilège, soudain le dieu s'écria du fond du sanctuaire : « Je te vois sans regret enlever des dons qui m'avaient été offerts par des méchants. Cependant, le jour de ton supplice est marqué, et, dès qu'il sera venu, ta vie expiera ton forfait. Et pour que cette flamme, entretenue par la piété en l'honneur des dieux, ne prête plus sa lumière à d'autres crimes, je veux qu'il soit désormais hors de l'atteinte des profanes. » C'est pourquoi maintenant il n'est plus permis d'allumer une lampe aux autels, ni de ranimer le feu sacré avec le feu des humains. Nul autre que l'auteur de cette fable ne peut expliquer tous les préceptes utiles qu'elle renferme. Elle nous montre d'abord que ceux que nous avons élevés deviennent souvent nos plus grands ennemis; ensuite, que la colère des dieux, pour punir les crimes, attend le terme marqué par le destin. En dernier lieu, elle défend aux gens de bien d'avoir aucun rapport avec les méchants.


Ceux que nous avons élevés deviennent souvent nos plus grands ennemis.


La colère des dieux, pour punir les crimes, attend le terme marqué par le destin.


Les gens de bien se doivent d'avoir aucun rapport avec les méchants.