Le pilote et les matelots

Caius Iulius Phaedrus - Fable 4.15
1er siècle



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Un homme se plaignait du triste état de sa fortune. Esope, pour le consoler, inventa cet apologue. Un navire était battu par une tempête furieuse; l'équipage en pleurs ne voyait plus que la mort, lorsque soudain le temps change, redevient serein; et le bâtiment, hors de danger, est poussé par des vents favorables. Les Matelots se livrent aux transports d'une joie excessive. Mais le Pilote, que le péril avait rendu sage, leur dit: « Il faut être modéré dans la joie, comme dans les plaintes; car la vie entière n'est qu'un mélange de douleurs et de plaisirs. »


Il faut être modéré dans la joie, comme dans les plaintes; car la vie entière n'est qu'un mélange de douleurs et de plaisirs.

Autres versions de la fable


Esope - Les navigateurs
5ème siècle av J.-C.

Des gens, étant montés dans un bateau, prirent la mer. Quand ils furent au large, une violente tempête se déclara, et le vaisseau fut sur le point de sombrer. L'un des passagers déchirant ses vêtements invoquait les dieux de son pays avec larmes et gémissements et leur promettait des offrandes...
Il ne faut pas trop s'enorgueillir de ses succès, et qu'il faut songer à l'inconstance de la fortune.
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