Les navigateurs

Esope - Fable 308
5ème siècle av J.-C.



Voir la fable originale en Grec
Des gens, étant montés dans un bateau, prirent la mer. Quand ils furent au large, une violente tempête se déclara, et le vaisseau fut sur le point de sombrer. L'un des passagers déchirant ses vêtements invoquait les dieux de son pays avec larmes et gémissements et leur promettait des offrandes en actions de grâces, s'ils sauvaient le vaisseau. Mais la tempête ayant cessé et le calme étant revenu, ils se mirent à faire bonne chère, à danser, à sauter, comme des gens qui viennent d'échapper à un danger inattendu. Alors le pilote, esprit solide, leur dit : « Mes amis, réjouissons-nous, mais comme des gens qui reverront peut-être la tempête. »
La fable enseigne qu'il ne faut pas trop s'enorgueillir de ses succès, et qu'il faut songer à l'inconstance de la fortune.


Il ne faut pas trop s'enorgueillir de ses succès, et qu'il faut songer à l'inconstance de la fortune.

Autres versions de la fable


Phèdre - Le pilote et les matelots
1er siècle

Un homme se plaignait du triste état de sa fortune. Esope, pour le consoler, inventa cet apologue. Un navire était battu par une tempête furieuse; l'équipage en pleurs ne voyait plus que la mort, lorsque soudain le temps change, redevient serein; et le bâtiment, hors de danger, est poussé par...
Il faut être modéré dans la joie, comme dans les plaintes; car la vie entière n'est qu'un mélange de douleurs et de plaisirs.
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