Le chat mîtré

Marie de France - Fable 80
13ème siècle



Voir la fable originale en Vieux Français
Un chat gisait dessus un four,
Là où il guettait tout le jour.
Il voit les souris et rapidement,
Les appelle par de beaux mots, si charmant,
Il leur promet de les baptiser
Et prétend leur malheur apaiser.
Mais les souris, prudentes, lui répondaient
Qu'elles préféraient bien plutôt mourir
Que sous ses griffes avoir à venir.
Les petites souris s'enfuirent en courant,
Et le chat les pourchassât en beuglant.
Au mur elles escaladèrent, se faufilant :
Elles préféraient rester cachées, tremblantes,
Plutôt que avec leur "évêque" demeurer ;
Elles craignent bien sa confirmation,
A ce félon bien connu, sans affection.
Par cet exemple, on nous enseigne :
Nul ne doit se mettre sous la juridiction
De celui désirant lui causer affliction,
Mais plutôt fuir son territoire, et prendre soin.


Nul ne doit se mettre sous la juridiction de celui désirant lui causer affliction, mais plutôt fuir son territoire, et prendre soin.