La vipère et le champ

Marie de France - Fable 81
13ème siècle



Voir la fable originale en Vieux Français
Un serpent déjà traversait
Au milieu d'un champ, il glissait.
Le champ lui dit : "Regarde toi,
Tu ne portes rien de moi !"
Il en est de même pour les vieillards :
Quand ils sont accompagnés,
Ils veulent se surveiller entre eux,
Tellement ils pensent être malins,
Que l'un par l'autre ne perdra
Ni aucun autre ne se brûlera,
Alors entre eux, ils ne sont pas encombrés
L'un par l'autre n'est pas blâmé.
L'un de l'autre rien ne prend
Plus que le champ de la serpent.


Un vieillard