Le sanglier et le cheval

Esope - Fable 143
5ème siècle av J.-C.



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Jusqu'alors, le cheval ne connaissait pas le mors et ne portait pas l'homme sur son dos. Mais un sanglier sauvage lui causait du tort, endommageant l'herbe qu'il mangeait, creusant le sol et troublant l'eau où il buvait. Pour cette raison, le cheval naïf, cherchant à se défendre contre l'agresseur, conclut une amitié avec un homme rusé, lui demandant de l'aider et de se venger de l'ennemi nuisible. L'homme dit : 'Fais-moi un serment solennel que tu feras ce que je te dis.' Le cheval accepta. L'homme dit : 'En tant que piéton, je ne peux pas combattre cet ennemi ; mais si tu acceptes le mors et me portes sur ton dos, me permettant de te diriger et de t'arrêter en courant, alors j'espère que je pourrai facilement vaincre le sanglier.' Le cheval, aveuglé par la colère, se soumit et fut dompté par celui qui semblait l'aider.
Cela montre que la colère peut asservir et humilier un homme noble, même quand il est poussé à se défendre contre un agresseur.


La colère peut asservir et humilier un homme noble, même quand il est poussé à se défendre contre un agresseur.

Autres versions de la fable


Verdizotti - Le cerf, le cheval et l'homme.
16ème siècle

Paisiblement, le cerf et le cheval ensemble
Dans une belle prairie de nouvelle herbe,
Par une longue habitude, et chacun avec envie,
...
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