Le naufragé et la mer

Esope - Fable 246
5ème siècle av J.-C.



Voir la fable originale en Grec
Un naufragé, rejeté sur le rivage, s'était endormi de fatigue ; mais il ne tarda pas à s'éveiller, et, voyant la mer, il lui reprocha de séduire les hommes par son air tranquille ; puis, quand elle les a reçus sur ses eaux, de devenir sauvage et de les faire périr. La mer, ayant pris la forme d'une femme, lui dit : « Mais, mon ami, ce n'est pas à moi, c'est aux vents qu'il faut adresser tes reproches ; car moi, je suis naturellement telle que tu me vois à présent : ce sont les vents qui, tombant sur moi à l'improviste, me soulèvent et me rendent sauvage. »
De même nous ne devons pas rendre responsable l'auteur d'une injustice, quand il agit sur les ordres d'autrui, mais bien ceux qui ont autorité sur lui.


Nous ne devons pas rendre responsable l'auteur d'une injustice, quand il agit sur les ordres d'autrui, mais bien ceux qui ont autorité sur lui.

Gravures et Illustrations

Arthur Rackham - 1913
Le naufragé et la mer par Arthur Rackham, source: Fables d'Ésope illustrées par Arthur Rackham (1913)

Autres versions de la fable


Babrius - Le laboureur et la mer
3ème siècle

Un laboureur voyant un navire couvert de matelots, et dont la proue s'enfonçait déjà dans les flots soulevés: O mer! dit-il, plût aux dieux que jamais vaisseau n'eût vogué sur ton élément impitoyable et ennemi des hommes ! » La mer l'entendit, et prenant une voix de femme : « Ne m'insulte point,...
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