Le fourbe

Esope - Fable 50
5ème siècle av J.-C.



Voir la fable originale en Grec
Un fourbe s'était engagé envers quelqu'un à prouver que l'oracle de Delphes était menteur. Au jour fixé, il prit dans sa main un petit moineau, et, le cachant sous son manteau, se rendit au temple. Là, se plaçant en face de l'oracle, il demanda si l'objet qu'il tenait dans sa main était vivant ou inanimé. Il voulait, si le dieu répondait « inanimé », faire voir le moineau vivant ; s'il disait « vivant », présenter le moineau, après l'avoir étranglé. Mais le dieu, reconnaissant son artificieuse intention, répondit : « Assez, l'homme ; car il dépend de toi que ce que tu tiens soit mort ou vivant. »
Cette fable montre que la divinité défie toute surprise.


La divinité défie toute surprise.

Gravures et Illustrations

Laurent Valle - 1493
Le fourbe par Laurent Valle, source: Fables et Apologues (1493)
Jean-Baptiste Oudry - 1755
L’Oracle et l’Impie par Jean-Baptiste Oudry, source: Fables Choisies Mises en Vers Par J. De la Fontaine (1755)
Jean-Jacques Grandville - 1840
L’Oracle et l’Impie par Jean-Jacques Grandville, source: Fables de La Fontaine illustrées par JJ Grandville (1840)

Autres versions de la fable


La Fontaine - L’Oracle et l’Impie
17ème siècle

Vouloir tromper le ciel, c’est folie à la terre.
Le dédale des cœurs en ses détours n’enserre
Rien qui ne soit d’abord éclairé par les dieux :
...
Vouloir tromper le ciel, c’est folie à la terre.
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