Le cygne pris pour l'oie

Esope - Fable 173
5ème siècle av J.-C.



Voir la fable originale en Grec
Un homme opulent nourrissait ensemble une oie et un cygne, non point pour le même objet, mais l'un pour son chant, l'autre en vue de sa table. Or lorsque l'oie dut subir le destin pour lequel on l'élevait, il faisait nuit, et le temps ne permettait pas de distinguer les deux volatiles. Mais le cygne, emporté à la place de l'oie, entonne un chant, prélude de son trépas. Sa voix le fit reconnaître et son chant le sauva de la mort.
Cette fable montre que souvent la musique fait ajourner la mort.


Souvent la musique fait ajourner la mort.

Gravures et Illustrations

Francis Barlow - 1704
Le cygne pris pour l'oie par Francis Barlow, source: Les fables d'Ésope et de plusieurs autres excellents mythologistes (1704)
Jean-Baptiste Oudry - 1755
Le Cygne et le Cuisinier par Jean-Baptiste Oudry, source: Fables Choisies Mises en Vers Par J. De la Fontaine (1755)
Jean-Jacques Grandville - 1840
Le Cygne et le Cuisinier par Jean-Jacques Grandville, source: Fables de La Fontaine illustrées par JJ Grandville (1840)

Autres versions de la fable


Verdizotti - Le cygne et l'oie
16ème siècle

Dans une cour d'un palais altier,
Vivaient ensemble une oie et un cygne,
Ce dernier charmait avec son doux chant
...
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Benserade - Fable 132
17ème siècle

La Grue interrogeait le Cygne, dont le chant
Bien plus qu'à l'ordinaire était doux et touchant :
Quelle bonne nouvelle avez-vous donc reçue ?
...
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La Fontaine - Le Cygne et le Cuisinier
17ème siècle

Dans une ménagerie
De volatiles remplie
Vivaient le cygne et l’oison :
...
Dans les dangers qui nous suivent en croupe, le doux parler ne nuit de rien.
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