Le pin

Babrius - Fable 38
3ème siècle



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Des bûcherons fendaient un pin dans la forêt; ils y enfoncèrent des coins pour le tenir entr'ouvert et rendre la besogne plus facile. L'arbre gémit et dit : « Qu'ai-je à reprocher à la hache? Elle n'est pour moi qu'une étrangère; mais j'ai nourri de mes sucs ces méchants coins, qui à l'envi me pénètrent et me déchirent. » Cette fable nous montre que les outrages nous sont bien moins sensibles venant des étrangers que de nos proches.

Autres versions de la fable


Esope - Les bûcherons et le pin
5ème siècle av J.-C.

Des bûcherons fendaient un pin, et ils le fendaient facilement grâce aux coins qu'ils avaient faits de son bois. Et le pin disait : « Je n'en veux pas tant à la hache qui me coupe qu'aux coins qui sont nés de moi. » Il n'est pas si rude d'essuyer quelque traitement fâcheux de la part des...
Il n'est pas si rude d'essuyer quelque traitement fâcheux de la part des étrangers que de la part de ses proches.
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