Le Singe et ses Enfants

Maxime Planude - Fable 2.95
14ème siècle



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Jupiter commanda une fois à tous les animaux de s'assembler devant sa majesté, voulant juger qui serait celui qui aurait les plus beaux enfants. Les bêtes accoururent, les oiseaux volèrent, et même les poissons abordèrent à la rive des eaux pour être de la partie. Le Singe vint le dernier de tous, traînant après lui ses deux enfants. Tous les autres, dès qu'ils l'aperçurent, commencèrent à se moquer des vilaines fesses de ses enfants. Alors le Singe leur dit : "Que le prix soit donné à qui Jupiter voudra. Quant à moi, mes enfants me semblent beaux et jolis, et à bon droit selon mon jugement, ils doivent être préférés à tous les autres." Jupiter se réjouit de ces paroles.
Le sens:
Et nous, ce qui est nôtre nous plaît. Mais il faudrait que les autres jugent de nous et de notre fait, de peur que si nous nous jugeons nous-mêmes, nous ne soyons moqués avec le Singe.

Gravures et Illustrations

Anonyme - 1582
Le Singe et ses Enfants par Anonyme, source: Livre Planude (1582)

Autres versions de la fable


Babrius - Jupiter et la guenon
3ème siècle

Jupiter avait promis un prix à celui de tous les animaux qui montrerait les plus beaux enfants; avant de se décider, il les passait tous en revue. La guenon se présenta aussi, se croyant une heureuse mère, et portant dans ses bras un petit singe tout pelé et tout camus. A cette vue, les dieux...
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