L'Arbre et le Roseau

Maxime Planude - Fable 2.63
14ème siècle



Voir la fable originale en Vieux Français
L'Arbre et le Roseau débattaient ensemble de leur constance, force et fermeté. Or, l'Arbre disait injure au Roseau et se moquait de lui comme d'un inconstant et variable à tous vents. Le Roseau se taisait, attendant quelque peu de temps pour en être vengé. Il advint donc qu'un peu après, un vent merveilleux étonnait toute la forêt de son orage. Le Roseau, logé près de la forêt, obéissait au vent, et baissait la tête çà et là. Mais l'Arbre, voulant orgueilleusement résister à la force et impétuosité des vents, fut arraché par le pied.
Le sens :
Plus sages sont ceux qui, pour un temps, cèdent la place aux plus forts, que ceux qui veulent résister.

Gravures et Illustrations

Anonyme - 1582
L'Arbre et le Roseau par Anonyme, source: Livre Planude (1582)
Francis Barlow - 1704
Le chêne et le roseau par Francis Barlow, source: Les fables d'Ésope et de plusieurs autres excellents mythologistes (1704)
Arthur Rackham - 1913
Le chêne et le roseau par Arthur Rackham, source: Fables d'Ésope illustrées par Arthur Rackham (1913)

Autres versions de la fable


Esope - Le chêne et le roseau
5ème siècle av J.-C.

Un chêne et un roseau se disputaient sur leur force. Mais lorsqu'un vent violent souffla, le roseau, se balançant et se pliant aux souffles de celui-ci, échappa à être déraciné, tandis que le chêne, résistant, fut arraché de ses racines et tomba. Ce récit montre qu'il ne faut pas se disputer ou...
Il ne faut pas se disputer ou résister aux plus forts.
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Babrius - Le chene et le roseau
3ème siècle

Le vent déracina un chêne de la montagne, et l'abandonna au courant d'un fleuve; les flots agités emportaient ce gigantesque tronc contemporain des anciens hommes. Sur les deux rives, de nombreux roseaux buvaient l'onde limpide. Le chêne s'étonnait qu'une plante si délicate et si frêle ne fût...
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