Les abeilles et les bourdons joués par la guêpe

Caius Iulius Phaedrus - Fable 3.13
1er siècle



Voir la fable originale en Latin
Des abeilles avaient déposé leurs rayons sur le haut d'un chêne; de paresseux Bourdons les réclamaient comme étant à eux. Ce débat fut porté eu justice, par-devant la Guêpe pour juge; et comme elle connaissait parfaitement chaque partie, elle leur proposa cet arrangement : « Vous vous ressemblez assez, leur dit-elle, de corps et de couleur, le doute en cette affaire est donc permis. Mais, pour que ma religion ne soit point surprise dans ce jugement, travaillez, remplissez de miel vos alvéoles de cire sa saveur et la forme des rayons décideront qui a fait ceux-ci. » Les Bourdons refusent l'épreuve; les Abeilles l'acceptent avec joie. Alors la Guêpe prononça cette sentence : « On voit assez l'incapacité des uns et le savoir-faire des autres; je restitue donc aux Abeilles le fruit de leur travail. » J'aurais passé cette fable sous silence, si les Bourdons n'avaient refusé de tenir la foi promise.

Gravures et Illustrations

Jean-Baptiste Oudry - 1755
Les Frelons et les Mouches à miel par Jean-Baptiste Oudry, source: Fables Choisies Mises en Vers Par J. De la Fontaine (1755)
Jean-Jacques Grandville - 1840
Les Frelons et les Mouches à miel par Jean-Jacques Grandville, source: Fables de La Fontaine illustrées par JJ Grandville (1840)

Autres versions de la fable


La Fontaine - Les Frelons et les Mouches à miel
17ème siècle

À l’œuvre on connaît l’artisan.
Quelques rayons de miel sans maître se trouvèrent
...
À l’œuvre on connaît l’artisan.
Lire cette fable